Présentation du village et de son hameau

Le village d’Orry la Ville et son hameau de Montgrésin constituent un village de près de 3500 habitants. Situés au sud du département de l’Oise et de la région Picardie, ils bordent l’Ile de France et le Val d’Oise.

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  • Orry est éloigné de 35 km de Paris et 15 km de l’aéroport Charles de Gaulle.
  • Orry possède deux gares SNCF. La gare d’Orry la Ville – Coye la forêt est desservie par le RER D et par les TER. La gare de la Borne Blanche n’est desservie que par les RER.
  • Orry possède tous les commerçants de proximité et les services nécessaires au quotidien. Deux hyper marchés sont à faible distance et la zone commerciale de Saint Maximin à 10 minutes offre un éventail complet des magasins de grande distribution.
A proximité se trouve un embranchement pour l’autoroute A1. Deux voies rapides, la Francilienne au sud et le D1016 au nord facilitent l’accès à diverses régions.
Sur le plan médical, deux hôpitaux sont très proches plus une clinique multi services.

De nombreuses associations animent la vie du village et permettent à ceux qui le veulent de trouver l’activité de leur goût.

Orry fait partie de la Communauté de Commune de l’Aire Cantilienne et à ce titre ses habitants bénéficient d’un accès à prix réduit à la piscine Aqualis.

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Histoire du village

Des origines au 16ème siècle

Source : Orry dans l’Histoire, une esquisse historique du 11ème au 16ème siècle de G Hiltmann, APSOM, 2001.

L’origine du bourg est gallo-romaine. Elle est probablement liée à l’existence du grès d’une excellente qualité à Montgrésin (qui signifie d’ailleurs la montagne du grès ).

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Orry-la-Ville n’est pas construite suivant une rue principale. Il y a sous-jacent à la construction de cours autour d’un puits commun la trame en échiquier des villes romaines avec deux voies vers Montgrésin.
Orry est surnommé la Ville par opposition au château qui existait à l’origine et qui était distinct du village actuel. Selon toutes probabilités, le château d’Orry était situé sur le territoire de la Chapelle-en-Serval, au Nord, contre la route royale.
La construction de l’église paroissiale et la fondation du bourg datent de la fin 11ème- début 12ème siècle. Orry-la-Ville était une des premières paroisses du diocèse de Senlis.

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Avec l’élection de Hugues Capet en 987 le comté de Senlis est rentré dans le domaine de la couronne. Par conséquent Orry-la-Ville faisait partie au 11e siècle du domaine royal. Il y aurait même eu des monnaies frappées à Orry-la-Ville.

Le Chapitre Notre-Dame de Senlis et la famille de Gonesse / Montgrésin possédaient des biens étendus à Orry-la-Ville.

On trouve d’ailleurs un grand nombre de documents repérant des litiges entre les habitants d’Orry et leurs voisins la famille de Montgrésin et les frères de l’Abbaye de Commelles concernant la délimitation de droits de pâturage ou de bois par exemple, ou encore de passage public.

Les chanoines et Renaud de Gonesse accordaient devant l’évêque Geoffroy de Senlis aux habitants d’Orry-la-Ville un droit de pâturage en tant que bien commun des prairies au-dessus de l’étang sans redevance future ainsi qu’un droit de passage public de la chapelle St. Rieul au moulin.

Le voisinage avec la Grange de Commelles donnait lieu à des contacts économiques importants ainsi qu’à des querelles régulières avec les bourgeois d’Orry-la-Ville. Les terres de Commelles, achetées auparavant à Guillaume de Mello, sont données par Louis le Gros en 1136 â l’Abbaye de Chaalis qui y construisit en 1151 une grange, c’est-à-dire une ferme entretenue par des frères laïques de l’ordre des Cisterciens.
Les fondements de l’immeuble subsistant datent probablement du début du 13ème siècle. De la tuilerie, construite entre 1204 et 1210, reste toujours la grande cheminée située à l’intérieur du domaine de Commelles. Les étangs ont été créés dans la première décennie du 13ème siècle.

L’Oise était en ce temps-ci un pays prospère avec une population d’artisans et de paysans dense, habitant dans multiples villes, bourgs, villages et hameaux. Les nombreux actes de vente de maisons et de droits laissent supposer qu’Orry-la-Ville jouissait de la prospérité du royaume. Ces maisons étaient probablement construites en pan de bois.

Pendant la deuxième moitié du 13ème siècle, l’intérêt des rois de France se déplace vers le sud de la France. Par conséquent l’aristocratie laïque et cléricale de la région perd de l’influence et ses prérogatives, par exemple celui du monnayage épiscopal des évêques de Beauvais et de Noyon. Il s’ensuit un endettement progressif.

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Au 14ème siècle, la vie devient plus difficile dans l’Oise. Suite à des changements climatiques perceptibles dans toute l’Europe et surtout dans le nord, l’agriculture rapporte moins. A la suite de plusieurs années de mauvaises récoltes, il y a entre 1305 et 1317 des famines.
Après la guerre de Cent ans, le pays est en ruines. A Orry, Les installations d’artisanat se dégradent et tombent hors d’usage, par exemple les carrières de Commelles.
La reprise économique et sociale a lieu à Orry-la-Ville au 16ème siècle. La carrière de Commelles est rouverte en 1514. En 1520, on réinstalle le four à chaux situé hors les murs du domaine de Commelles.

16ème siècle : la reconstruction

Les bourgeois d’Orry-la-Ville ont la matière brute pour la reconstruction de leur ville.

Les maisons sont en moellons assisés, c’est-à-dire taillés pour enlever les aspérités pouvant gêner la pose . Le procédé est plus coûteux que l’utilisation de simples moellons. C’est un indice que les habitants d’Orry-la-Ville avaient les moyens d ‘investir dans leurs maisons.

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La couleur de la pierre est d’un très beau jaune lumineux. Les emplacements et dimensions des maisons reprennent les anciennes constructions du moyen âge probablement en pan de bois qui constituaient une cour autour d’un puits commun avec les ruelles et rues tordues. La logique de la construction n’est pas encore soumise à l’angle droit. Lors d’une promenade dans le centre ville on voit d’ailleurs partout des angles arrondis et des écarts. L’utilisation de cellules de base de 4 fois 6 mètres qu’on peut répéter plusieurs fois établit une certaine cohérence. Ces mesures standard sont déterminés par la longueur possible des bois utilisés pour les poutres et les solives .

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Malgré leur aspect cohérent, les maisons sont chacune différente et adaptée aux données concrètes de l’emplacement. On remarque par exemple un sens bien développé pour la mise des ouvertures qui laissent pénétrer la lumière.

L’emplacement sur la façade des fenêtres de taille différente est souvent non symétrique. Là encore nous sommes loin du règne de la symétrie de l’architecture classique qui donne son empreinte aux bâtiments à partir du 17ème siècle.

L’orientation des maisons avec un coin direction nord (solaire bien sûr, et pas nord polaire) permet une excellente exposition au soleil de toutes les façades et une protection du vent froid venant du nord.

Cette mise en place des maisons (bien visibles sur le plan Napoléon, mais aussi sur les cadastres actuels ) a façonné l’emplacement des cours communes ainsi que des rues et ruelles d’Orry-la-Ville.
On voit d’ailleurs sur le plan Napoléon que les jardins étaient séparés des maisons. C’est un indice qu’il s’agissait d’une petite ville avec des maisons de ville à étage et des artisanats et pas d’un village paysan.

Echanges avec Kapelle (Pays Bas)

Un cimetière d’honneur, où reposent 114 victimes néerlandaises de la guerre , a été aménagé en 1958 à Orry la ville par la fondation des sépultures de guerre des Pays Bas, en étroite collaboration avec les autorités françaises, afin de garantir l’entretien des tombes de guerre néerlandaise en France.

Chaque année une commémoration y est organisée le 4 mai par l’ambassade des Pays-Bas en France. De même à Kapelle (Pays-Bas) est implanté un cimetière militaire français où reposent 229 militaires français tombés aux Pays-Bas en mai 1940 ou février 1944.

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